Toujours en l'honneur des Amérindiens et de leur culture partons en Bolivie, pays d'Amérique du
Sud.
Nous y retrouvons
l’Empire Inca. Il date de l’Amérique précolombienne et atteint son apogée au XVe siècle puis s’écroule en 1532 sous les coups de Francisco Pizarro.
Cette dernière
grande civilisation s’étendait dans la région andine (Pérou, l'ouest de la Bolivie, le nord du Chili, le nord de l'Argentine et l'Equateur) et son centre était Cuzco
(Pérou).
Les indiens Quechuas
sont les descendants directs des Incas, la langue inca était d’ailleurs le quechua . Actuellement, on trouve des indiens Quechuas au Pérou, au Chili et en Bolivie.
Les
indiens
Quechuas
vivent en Amérique du Sud, principalement dans les hauts plateaux de la Cordillère des Andes, entre 2500 et 4000 mètres d’altitude.
Dans
ce climat extrêmement rude la vie est une lutte perpétuelle, et les hommes qui l’habitent se sont adaptés à ce milieu. Petits, trapus, ils ont une cage thoracique et un cœur énormes, leur sang est
très riche en globules rouges.
Ils sont les descendants directs des incas dont ils ont gardé quasi intact le mode vie, et malgré une christianisation intensive de deux siècles, ils pratiquent encore une partie des cultes de
l’époque précolombienne.
Leurs croyances et leurs rituels en ce qui concerne la vie, la
mort et la maladie s’inscrit dans un mode de pensée datant d’il y a plus de mille ans.
Chez
les indiens Quechuas, il y a un équilibre entre les vivants, les morts et les dieux.
La cosmogonie Quechua révèle une connaissance entièrement fondée sur la tradition
orale.
Dans la vision cyclique qu’ont les Quechuas de l’histoire de la Terre, il y a quatre ères ou périodes
:
- celle des Esprits purs (aux Dieux, aux Rwals, aux Apus…)
- celle des Naupas (anciens Apus, aux saints chrétiens…)
- celle des Hommes
- et celle qui appartient à nouveau aux Esprits
D’après la pensée Quechua, notre époque se situe à la fin d’un cycle. Selon les sorciers, l’humanité périra dans quelques décennies à
cause d’étranges épidémies qui tomberont du ciel. Une nouvelle ère commencera qui appartiendra aux Esprits purs revenant du passé.
La cosmogonie Quechua est contraire à tout anthropocentrisme, dans la mesure où elle reconnaît une hiérarchie des
mondes ou des dimensions, qui marchent dans une harmonie cosmique, due à l’écoulement cyclique de l’énergie (le sami).

Trois niveaux :
le monde d’en haut (le Hanaq-Pacha)
le monde-ci (le Kay-Pacha)
le monde d’en bas (le Ukhu-Pacha)
Pour les Quechuas il n’existe que deux jours ayant une signification
religieuse : le mardi, à la fin de la manifestation, c’est WANU, l’inspiration, pour continuer dans la phase ascendante jusqu’à vendredi, le commencement de la manifestation, PURA,
l’expiration et la phase descendante, en continuant ainsi de suite.
Les cérémonies et les rites, la préparation des offrandes, les exorcismes, les séances de guérison, doivent se réaliser tous les mardis
et les vendredis. Tout comme les phénomènes humains, les phénomèmes de la nature suivent ce cycle perpétuel qui va de la vie à la mort, de la mort à la vie ainsi de suite.
WANU PURA donc est la manifestation de l’énergie toute puissante.
WANU PURA
WANU PURA
(mort) >>>> (vie) >>>> (mort)
>>>> (vie) >>>>
cadavre germe
cadavre germe
La respiration a une place déterminante dans la conception du monde Quechua : l’univers respire, les hommes respirent, les animaux respirent et les plantes respirent.
Le tout compose un ensemble harmonieux de dons et de réceptions d’énergie, qui est la manifestation totale de l’énergie unique.